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Faut-il nourrir les pauvres ? Une perspective historique

L’obligation alimentaire à l’égard des pauvres est un thème récurrent dans l’histoire de la pensée économique. Cette ardente obligation morale du souverain à l’égard de son peuple, encore fort présente dans la période moderne de notre histoire, tend progressivement à s’émousser au fil du temps. De plus en plus de contreparties, en travail notamment, sont exigées de la part de ceux qui apportent leur secours. La responsabilité du pauvre lui-même à l’égard de sa situation est mise en avant le plus souvent pour restreindre l’aide collective publique. La confiance dans les lois du marché dès le XVIIIe siècle déresponsabilise de plus en plus l’État nourricier. Pourtant cette réponse s’avère dans bien des cas insuffisante. Dès le milieu du XIXe siècle, une évolution idéologique sur la question sociale prépare l’avènement de l’État providence. Mais la critique de son action aujourd’hui renoue avec les vieilles idéologies du « mauvais » pauvre.

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Lire aussi sur ce thème dans notre site : « L’alimentation des populations modestes et défavorisées – Etat des lieux dans un contexte de pouvoir d’achat difficile” par Dominique Poisson