Compte-rendus

« Le mangeur hypermoderne » et « La saveur du monde », compte-rendu de lecture

Le mangeur de demain : hypermoderne et tous sens déployés pour goûter la saveur du monde ? Jean-Pierre Corbeau analyse les ouvrages récents de François Ascher et David Le Breton.

Deux auteurs qui, c’est significatif, ont été conduits à l’étude du mangeur en partant d’autres champs de recherche. Pour David Le Breton, la mondialisation n’est pas un espace économique mais un lieu de promenade, le moyen de raconter l’autre. Du goût en bouche au goût de vivre, il invite à une gustation du monde qui est à l’opposé du repli sur soi, de l’enfermement du goinfre. Quant à François Ascher, il s’intéresse à ce qui se recompose là où beaucoup ne voient que ce qui se décompose. Son mangeur hypermoderne n’est pas le mangeur ordinaire mais il émerge déjà aujourd’hui dans un monde urbain et cosmopolite qui consomme et gère l’abondance. La société dans laquelle il vit fonctionne comme un hypertexte où les individus, comme des mots nœuds, existent et agissent dans plusieurs champs sociaux à travers une multiplicité d’appartenances et des activités très fragmentées.
Des lectures utiles pour mieux comprendre les interactions entre l’individuel et le collectif… lire le compte-rendu 00-privat2_sommaire.pdfde Jean-Pierre Corbeau.

« Le mangeur hypermoderne. Une figure de l’individu éclectique », de François Ascher : voir le livre
« La saveur du monde. Une anthropologie des sens », de David Le Breton : voir le sommaire et la 4ème de couv