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Alimentation des jeunes migrants originaires des Antilles francaises, étudiants en France metropolitaine

Quand on quitte le soleil des Antilles et sa famille après le bac pour venir faire des études en France métropolitaine, à 7000 km et 8 heures de vol de distance , qu’est-ce qui change dans la vie en général et dans l’alimentation en particulier ? Bien des choses, dans les aliments consommés (moins de laitages, de poissons et fruits de mer, de fruits et légumes verts, d’eau, de plats et produits locaux, plus de viande, oeufs, produis sucrés, surgelés et plats préparés, plus de grignotage, plus d’alcool), mais aussi dans la relation à l’alimentation : perte de plats et de produits identitaires, perte de plaisir, de convivialité et de partage à force de se retrouver « en tête à tête avec son plat, certes compensées parfois par l’arrivée de « pain au beurre », « chocolat communion » et autres douceurs locales dans les colis envoyés par les mères…

Sylvia Eloidin, doctorante en sociologie, fait ici la synthèse d’une étude qualitative auprès de 14 étudiants à Tours, âgés de 19 à 25 ans et arrivés de Martinique ou de Guadeloupe en France depuis 2 à 5 ans. Elle s’est intéressée à leurs conditions de vie (revenus, conditions de logement, équipement de cuisine …), à leur style de vie (horaires, loisirs, activités physiques), à leurs pratiques alimentaires (modalités d’approvisionnement et de cuisine, structure et rythme des repas …), à leur perception de leur santé. Ses résultats soulignent la nécessité d’une promotion de la santé qui évite les conseils standardisés et qui prenne en compte les spécificités socio-culturelles.

Lire le texte exclusif de Sylvia Eloidin