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L’un des mérites de l’histoire est de mettre en perspective des questions très contemporaines. Ainsi, Florent Quellier souligne l’importance, avant l’invention des restaurants gastronomiques, de la restauration hors domicile : tavernes et cabarets, marchands ambulants, cuisine de rue...
Son ouvrage propose une lecture économique, sociale, politique, religieuse et médicale de l’histoire de l’alimentation en France du XVe au début du XIXe siècle. On y voit la naissance d’une nouvelle cuisine aristocratique qui marquera la réputation gastronomique de la France et la spécificité culturelle française en matière de gastronomie. Ce qui est plus rare, il s’intéresse à toutes les classes sociales, notamment aux populations rurales et paysannes. La majorité de la population a un régime alimentaire quantitativement suffisant mais qualitativement insuffisant : trop de glucides, pas assez de lipides et de protéines animales. Quellier souligne l’importance – symbolique plus que nutritionnelle – de la nourriture des jours de fête et celle des dons et de l’autoconsommation, difficile à quantifier. On meurt moins de faim que de maladies attaquant des organismes usés par la sous-nutrition ; un quart des enfants décède avant un an et un autre quart n’atteindra jamais l’âge adulte.
Aliments et boissons, lieux de consommation et manières de table, modes d’approvisionnement, recettes, questions de santé : l’ensemble des consommations alimentaires et des modes de consommation est traité dans cet ouvrage. Une invitation à prendre ses distances avec les idées reçues, clichés et autres croyances erronées sur notre histoire alimentaire.
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